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Depuis le 01 janvier 2017, le régime d’aides financières « PRIMe House » a été réformé.
Il faut maintenant être conseiller en énergie agréé.
Toutes les informations sont disponible dans le Mémorial A N°299
Nous ne réaliserons plus ceux ci.
Nous vous souhaitons de très bonnes fêtes de fin d’année.
La rénovation haut de gamme d’une maison standard, un exercice contraignant que s’est fixé l’architecte romain Lambay.
Située en plein centre du quartier du Limpertsberg, cette maison de 1962, mitoyenne des deux côtés, possède une architecture typique de son époque. Hall sombre et étriqué, petites pièces découpant l’espace jour en entités séparées, façade classique sans atout architectural majeur.
Au rez-de-chaussée, s’affranchir de la présence du garage écrasante du garage, en créant un hall traversant vers le jardin, a été le point de départ de la reconstruction des espaces.
De la même façon, tout le premier étage s’est transformé en un vaste espace de vie de 66 m2, ouvert et lumineux, et doté d’une cuisine moderne et discrète.
En se laissant guider par la main-courante en bois massif de l’escalier rénové, nous montons aux deux étages supérieurs, composés de 6 chambres et 3 salles de bain, dont une suite parentale.
La suppression du grenier, sombre et étroit, a permis d’augmenter le volume des chambres du dernier niveau, et de leur offrir ainsi une lumière douce et une ambiance cosy.
La rénovation de ces grands espaces, par l’utilisation du bois et des teintes modernes, confère à cette maison tout l’attrait que l’on attend d’une maison haut de gamme.
Cette rénovation d’exception a su redonner un caractère moderne à une maison banale, au sein d’un quartier vivant. Elle se distingue de ses voisines par une façade isolée résolument moderne, aux teintes actuelles et matériaux sobres et distingués, tels que le parement bois du soubassement, et les stores extérieurs à lames anthracite des fenêtres.
Une identité et un nouveau caractère architectural, tout autant d’atouts pour cette habitation luxueuse, de 225 m2 habitables, en plein cœur de la capitale luxembourgeoise.
Transformer en atouts les contraintes urbanistiques et de relief. Voilà le défi que s’était fixé l’architecte Romain Lambay en vue de rénover une vieille maison de maître devenue chancre urbain, sur les rives de Clausen, à Luxembourg-Ville.
Contrainte urbanistique puisque la localisation interdisait de transformer la façade de caractère. Contrainte de relief, car cette maison est accolée au rocher.
Plutôt que de repartir, même partiellement, de l’existant, Romain Lambay a laissé travailler son imagination au départ d’une feuille blanche, en ne conservant que les murs extérieurs, avec pour objectif de privilégier qualité de vie, confort, lumière et performances énergétiques et technologiques les plus élevées. En optant, côté matériaux, pour un subtil et raffiné mélange de bois, d’acier et de verre, mariant ainsi le modernisme épuré au caractère ancien de la bâtisse.
Cette rénovation remarquable, achevée en octobre 2013, voit (re)vivre une maison marquée par de grands espaces très lumineux et des circulations verticales allégées, tandis que chaque niveau dispose d’une terrasse.
Une démarche architecturale pour un cadre d’exception qui se décline en 1 très grand séjour/salle-à-manger ouvert sur une vaste (+ de 100 m2) cuisine à l’italienne, 1 salon secondaire, 4 chambres, trois salles de bain 1 hall d’entrée joliment lumineux ouvert sur le séjour par une dalle vitrée, 1 grand garage pour 4 voitures. La surface habitable totale avoisine les 300 m2, et les terrasses quelque 100 m2.
texte : talk2u.lu
Après travaux :
Avant travaux :
L’obligation faite par le Luxembourg de mentionner après trois ans la consommation réelle en énergie d’une habitation dans son passeport énergétique a permis à l’Université du Luxembourg de mesurer d’importantes différences entre théorie et réalité. De quoi mieux adapter les méthodes de calcul à l’avenir.
Une étude réalisée par l’Université du Luxembourg vient de révéler que les données de consommation indiquées dans les passeports énergétiques pour les immeubles d’habitation étaient jusqu’à parfois deux fois plus élevées que leur valeur réelle. Pour les maisons individuelles, les valeurs indiquées dépassent parfois jusqu’à 74% les valeurs réelles, taux qui peut grimper jusqu’à 103% pour les immeubles collectifs.
Depuis 2009, selon une directive européenne, les passeports énergétiques, sont obligatoires pour les bâtiments. Cette obligation est renforcée au Luxembourg par la nécessité d’inscrire sur ces passeports – après trois ans –, la consommation réelle du bien concerné, ce qui a permis la réalisation de cette étude qui a visé 125 maisons individuelles et 105 immeubles collectifs représentant 870 logements. C’est donc l’énergie finale consommée qui a été calculée puis comparée à celle figurant sur les passeports énergétiques.
Contribution constructive
Selon les chercheurs de l’Université du Luxembourg, les différences observées reposent sur plusieurs facteurs, dont notamment pour l’élaboration des passeports énergétiques une méthodologie basée sur une température intérieure ambiante de 20 degrés, alors qu’elle est en réalité plus souvent proche de 17 degrés, surtout dans les anciennes bâtisses où les normes d’isolation sont plutôt mauvaises.
Autre explication: les sociétés prestataires chargées d’élaborer les passeports énergétiques se fient le plus souvent à des suppositions générales définies par un règlement grand-ducal , «souvent peu pertinentes», aux yeux de l’Université du Luxembourg. Pour celle-ci toutefois, «ces résultats ne doivent pas être interprétés comme une critique à l’encontre du tout jeune passeport énergétique, mais comme une contribution constructive qui permettra progressivement d’adapter la méthode de calcul et de se rapprocher de la réalité».
source : http://paperjam.lu
Le passeport comporte trois classes d’évaluation des consommations énergétiques de l’habitation.
• La classe de performance énergétique ( couvre les besoins en énergie primaire chauffage + eau chaude+auxiliaires)
• La classe d’isolation thermique, couvre les besoins en chaleur de chauffage.
• La classe de performance énergétique en matière d’émission de CO2 , renseigne sur les émissions de CO2 de l’habitation.
Le législateur à prévue une échelle de performance allant de A à I afin d’évaluer les facteurs énergétiques de l’habitation. Selon cette échelle, la lettre A représente la meilleure performance.
Les plages prévues par le législateur pour établir le classement, ne sont pas uniformément réparties entre la classe A et I. Les schémas didactiques pour informer du classement ne sont pas à l’échelle et peuvent être trompeur. En respectant l’échelle des plages, les trois classements peuvent se représenter par les schémas qui suivent.
Classe de performance énergétique, plages représentées à l’échelle :
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Classe d’isolation thermique

Classe de performance énergétique en matière d’émissions CO2

Classes de performance énergétique.
L’évaluation se fait en divisant l’énergie primaire consommée par l’habitation sur une durée d’un an, par une surface horizontale de référence énergétique propre à l’habitation analysée. La consommation d’énergie est calculée sur une base théorique sur une durée d’une année. Cette consommation est ensuite divisée par une surface énergétique pour ainsi obtenir une consommation spécifique de l’habitation exprimée en kWh/(m2an). ( kilo Watt heure par m2 et par année).
Quelques définitions :
• L’énergie qui résulte de ces calculs théoriques est de l’énergie primaire, c’est à dire telle qu’on l’extrait de l’environnement naturel. On tient donc compte des énergies supplémentaires des processus situés en amont de l’habitation.
• La surface de référence énergétique est définie dans la loi. Il s’agit de la somme de toutes les surfaces nettes horizontales des locaux nécessitant un conditionnement (chauffage) et qui sont situées dans l’enveloppe thermique de l’habitation. Cette surface doit remplir trois conditions :
1. C’est une surface horizontale nette, (sans les murs ni éléments de structure verticale comme des poteaux ou voiles.
2. Le local doit être considéré par le législateur comme conditionné, c’est-à-dire chauffé ou climatisé. On trouve ainsi dans la loi une énumération de locaux qui font partie ou non de la surface de référence énergétique. Par exemple, un garage même chauffé ne fait pas partie de la surface de référence énergétique. Les surfaces horizontales de locaux ou partie de locaux, reconnus comme conditionnés, dont la hauteur est inférieure à 1m ne sont pas prises en compte. Par exemple pour une chambre située dans l’enveloppe thermique, sous les combles de toiture, on ne considère que la surface horizontale où la hauteur est supérieure à 1m.
3. La surface de référence doit se situer dans l’enveloppe thermique de l’habitation. L’enveloppe thermique se compose des surfaces :
Classes d’isolation thermique.
L’évaluation se fait en divisant l’énergie utile fournie par l’(les)installation(s) de chauffage de l’habitation durant une année, par la surface de référence énergétique définie précédemment.
Par énergie utile on entend l’énergie qui permet à l’utilisateur d’obtenir la température souhaitée dans les locaux climatisés.
Classes de performance énergétique en matière d’émission CO2
L’évaluation se fait en divisant par la surface horizontale de référence énergétique de l’habitation, la masse annuelle de CO2 dégagée par le chauffage, la production d’eau chaude et les consommations des auxiliaires (p.ex. pompes de circulation d’eau, ventilation forcée.). Le calcul de la masse annuelle se base sur la quantité d’énergie finale consommée par l’habitation. On appelle énergie finale, l’énergie distribuée pour les besoins de l’habitation, par le vendeur au consommateur. On doit faire remarquer que l’énergie distribuée par le vendeur résulte d’un calcul réglementé par la loi et non d’une consommation réelle sur base des quantités livrées par des fournisseurs.
Les calculs théoriques et la réalité.
Les calculs théoriques prévus par la loi se réfèrent à des critères standards applicables sur tout le territoire et non aux valeurs particulières à l’habitat analysé.
Quelques différences entre le standard et la réalité.
• Volume d’air chauffé est égal a la surface horizontale de référence énergétique propre à l’habitation, multipliée par une hauteur standard de pièce de 2,5m, même si l’habitation à des hauteurs de pièces différentes. Le taux de renouvellement d’air effectif diffère selon qu’il s’agit d’une habitation neuve ou existante. Selon aussi que l’habitation dispose d’une installation technique de ventilation ou non. (tableau 2 et tableau 18 de la loi)
• La température extérieure moyenne par mois est une valeur standardisée qui diffère de celle mesurée à l’endroit de l’habitation pour une année donnée. Afin de donner une idée de cette variation, pour l’année 2006, les déperditions de chaleur par ventilation et par transmission, pour une habitation située à Roeser (sud du pays), étaient de 24,82% moins élevées que celles calculées avec les paramètres de la loi, tandis que pour la localité de Reuler (nord du pays) et la même année d’observation cette variation n’était plus que de 12,60%.. En reprenant les mêmes calculs pour l’année 2010, les variations par rapport à la loi donnent pour Roeser 3,21% de moins, mais pour Reuler de 6,94% en plus que celles prévues par la loi.
• Le rayonnement global mensuel moyen selon l’orientation de l’enveloppe extérieure du bâtiment Is,M,r(W/m2 de surface verticale) est une valeur standardisée qui diffère aussi de celles mesurées à l’endroit de l’habitation sur une année donnée.
• Eau chaude sanitaire : le besoin spécifique en énergie pour la préparation d’eau chaude sanitaire est défini dans la loi par une valeur standard selon que l’habitation est une résidence à plusieurs appartements ou une maison unifamiliale. Il s’agit d’une constante exprimée en kWh/(m2an). Cette évaluation ne dépend donc pas des comportements des personnes. ni du nombre de personnes vivant dans la surface horizontale de référence énergétique propre à l’habitation.
Les constructions existantes.
Pour analyser l’habitation, il est primordial de disposer de données aussi précises que possible. Cela va de la géométrie du bâtiment, à la nature des matériaux et des équipements.
En absence de plans de l’existant ni d’informations sur les matériaux et équipements, voir d’un historique des transformations réalisées, la loi permet d’éviter aux maîtres d’ouvrage des frais d’investigations (dégagement de finitions, carottage dans l’enveloppe, etc.) en se référant à des calculs faisant intervenir des valeurs sécuritaires uniformes.
Calculs permis par la loi :
• Détermination de la surface horizontale de référence énergétique peut être estimée à 85% de la surface brute des planchers.
• Le calcul du coefficient de déperdition de chaleur dû à des ponts thermiques linéaires, peut être obtenu en augmentant les coefficients de transmission thermique de l’enveloppe par un facteur de correction plus important que pour une construction où les ponts thermiques sont connus (0,15W/m2K au lieu de 0.10W/m2K)
• Le calcul des déperditions de chaleur par ventilation est plus indicatif, et se réfère à une estimation de l’étanchéité du bâtiment.
• La détermination des coefficients de déperdition de chaleur des matériaux ( U) , peut, en cas de difficultés dues à l’incertitude relative à la composition des couches de l’enveloppe, se référer à des valeurs standardisées qui dépendent de l’année de construction et des habitudes locales.
Consommation spécifique totale d’énergie finale, comparaison entre calculs et mesures.
La loi ne permet pas d’utiliser les valeurs obtenues à partir des consommations effectives pour évaluer le classement énergétique de l’habitation.
Pour comparer les résultats, il faut :
• Considérer les consommations sur une période de trois ans au moins.
• Tenir compte des paramètres climatiques.
• Tenir compte de vos habitudes de confort
• Tenir compte de la durée d’occupation des lieux
La comparaison se fait au niveau de l’énergie finale et non primaire
Lors de toutes nouvelles construction ou rénovation, il est obligatoire de fournir un énergiepass habitation.
Dans le cas d’une nouvelle construction, il faudra atteindre une classe minimum de A-B-B.
Il est bien entendu inclu dans les demandes d’autorisations introduites par un architecte depuis le 01 janvier 2008.

Comprendre un passeport énergétique
A : Maison passive : La meilleure
B : Maison basse énergie
C : Maison basse consommation (BCC avant le 31-12-2014)
D : Maison normale (avant le 31-07-2011)
Dans le cadre d’une rénovation, il n’y a pas de classe minimum à atteindre, seul les nouveaux éléments devront réponde à un minimum réglementaire. C’est à dire : une valeur U minimum.
Mur : 0,3 W/m2K
Fenêtre : 1,5 W/m2K
Toiture : 0,25 W/m2K
Dalle inférieure : 0,30W/m2K
Afin d’améliorer la performance énergétique des bâtiments habitations et de réduire la consommation d’énergie ainsi que les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des habitations, le Grand-Duché de Luxembourg applique, depuis le 1er janvier 2008, une nouvelle réglementation, qui transpose la directive européenne 2002/91/CE sur la performance énergétique des bâtiments.
Afin d’améliorer la performance énergétique des bâtiments habitations et de réduire la consommation d’énergie ainsi que les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des habitations, le Grand-Duché de Luxembourg applique, depuis le 1er janvier 2008, une nouvelle réglementation, qui transpose la directive européenne 2002/91/CE sur la performance énergétique des bâtiments. Elle constitue la base légale du passeport énergétique pour les nouvelles constructions et pour les bâtiments d’habitation existants.
Qu’est le passeport énergétique?
Le passeport énergétique est un label de qualité pour la performance énergétique des bâtiments d’habitation. Grâce à lui, les personnes intéressées voient d’un seul coup d’œil s’il s’agit d’une maison économe ou énergivore. Le passeport énergétique indique de façon simple et transparente les besoins en énergie des bâtiments et des logements. Même sans connaissances techniques, le consommateur peut évaluer la qualité énergétique du bâtiment d’habitation.
Etablissement du passeport énergétique
Simple, non bureaucratique et économique
Le passeport énergétique explique, sur 5 pages, la qualité énergétique de tout le bâtiment d’habitation. Il est établi pour le bâtiment dans son ensemble et reste valable pendant 10 ans. Les frais sont à la charge du propriétaire resp. du syndicat des copropriétaires de l’habitation.
Pour les nouvelles constructions et les travaux de rénovation exigeant une autorisation de bâtir, le passeport énergétique est obligatoire depuis le 1er janvier 2008. Dans le cas de bâtiments d’habitation existants, le passeport sera exigé en cas de vente ou de location, à partir du 1er janvier 2010. Les constructions non destinées à l’habitation sont encore exonérées de cette obligation.
Qui peut établir les passeports énergétiques?
Le passeport énergétique peut être établi par les architectes et ingénieurs-conseils, dont la profession est réglée par la loi sur l’organisation des professions d’architecte et d’ingénieur-conseil, ainsi que par tous les experts agréés par le ministère de l’Economie et du Commerce extérieur.